"Ajoutez deux lettres à Paris: c'est le Paradis." (Jules Renard)
Au début de mon voyage, j'ai modifié un poème de Du Bellay pour exprimer ma triste condition d'exilée à Paris. Drôle de me souvenir que j'ai déjà été malheureuse d'être ici... Ça se lit donc comme suit.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein de rires et passions,
Vivre avec son amour le reste de son âge !
Quand reverrai-je, enfin, de mon charmant Québec
Fumer les cheminées, et en quelle saison
Reverrai-je les tours de ma si belle école,
Qui m'est une maison, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour où se trouvent mes amis,
Que des musées français le front harmonieux,
Plus que le marbre dur me plaît le bois doré :
Plus mon fier Saint-Laurent, que la Seine gauloise,
Plus les cieux enneigés, que les tristes pluies froides,
Et plus que l'air parisien la doulceur québécoise.
Bien sûr, je ne nie pas tout ce que j'ai écrit dans ce poème..... j'ai envie de rentrer chez moi, ben oui! Mais.... enfin.... vive la France, quoi!
Maintenant, j'écoute plutôt Jacques Brel. À en devenir dingue. Sourde. Étourdie. Je suis amoureuse de son Paris. Il chante ce que Paris doit être. Cette chanson, c'est ma chanson d'amour à cette ville que j'aime. Et à tous ceux que j'aime qui sont ici et que j'espère tant revoir bientôt!
Le soleil qui se lève et caresse les toits, et c'est Paris le jour.
La Seine qui se promène et me guide du doigt et c'est Paris toujours.
Et deux têtes qui tournent en regardant Versailles et c'est Paris la France.
Des jours que l'on oublie, qui oublient de nous voir, et c'est Paris l`espoir.
Et savoir que demain sera comme aujourd'hui, c'est Paris merveilleux.
Mais la fin du voyage, la fin de la chanson, et c'est Paris tout gris.
Dernier jour, dernière heure, première larme aussi, et c'est Paris la pluie.
La gare où s'accomplit la dernière déchirure, c'est Paris fini.
Loin des yeux loin du cœur, chassé du paradis, et c'est Paris chagrin.
Mais une lettre qui dit oui et c'est Paris demain.
Des villes et des villages, les roues tremblent de chance, c'est Paris en chemin.
Et tout qui recommence et c'est... Paris, je reviens!
D'ailleurs... Vous avais-je dit qu'entre Paris et moi, ce n'est pas fini? C'est une histoire à suivre, suffit d'attendre la saison deux... Mon blog dormira jusqu'à mon retour (ou deviendra le blog d'une aventurière littéraire en terre québécoise!)!
Je pars demain matin.
"Connaître ou ne rien savoir/ t'avais choisi pardi! / Et naître ou ne rien avoir / t'avais choisi ton paradis / Paradis./
Si mes pensées / sont vérités / je remont'rai / d'où je descends./
S'il est risqué / de dire attends / j'attendrai plus, / je r'descendrai / d'où je montant." (Têtes raides - C'est dimanche)
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2 commentaires:
Ma belle aventurière, bon courage pour le retour.
On se voit la semaine prochaine!
xxx
"Et à tous ceux que j'aime qui sont ici et que j'espère tant revoir bientôt!"
Ceux-là même n'attendent que ça...
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