mardi 16 octobre 2007

résumé Aix-en-Provence

La semaine dernière, courriel qui commençait exactement comme ça. Pas de "salut", pas de préambule ou de mise en situation, direct bang, sans que j'aie rien demandé, moi:

"si tu veux venir en fin de semaine prochaine à Aix, t'es la plus plus plus que bienvenue, et Jeanne sera là, ptetre avec Nic. Mais ya dla place. Mais tu peux aussi choisir la fin de semaine que tu veux: t'es TOUJOURS la bienvenue."

Moi? J'ai pas répondu au courriel. La tête ailleurs. Mais ÉLISE, notre grande-organisatrice de rencontres québéco-internationales, n'a pas lâché prise: elle m'a TÉLÉPHONÉ. Oui oui! Et là, j'ai fait "quoi?!?! MALADE!!". Alors ce week-end, samedi matin, je suis partie en train à Aix-en-Provence. Le meilleur coup de tête de ma vie.

TROP BIEN!

À l'approche de la Provence, les paysages sont devenus magnifiques. La grisaille du Nord a fait place à un ciel plus bleu que le ciel bleu dans les Simpson, et pas un seul nuage. On voyait de petits villages à flanc de montagne, des maisons aux murs blanchis et aux toits de tuiles rouges. Des cyprès pointus s'élevaient partout. Le look de l'ensemble, vaguement désertique, m'a rappelé les petits villages de l'Espagne. Le sud, c'est beau!

Et chaud! Première question que je me suis posée à la descente du train: "Kossé j'fais avec mon manteau, criff d'andouille que je suis?" En moyenne, un week-end de 25 degrés celcius. Un soleil au beau fixe. Un vent frais toujours à propos. Pas de sandales (bravo, miss "je prend pas la peine de regarder la météo avant de partir"). Pas de shorts (re "bravo miss....."). Mais who cares? C'était un week-end parfait.

Le sourire d'Élise: wow! J'étais tellement contente de la voir, à la gare! Becs becs. "C'est MALADE de penser que t'es ici, à AIX!", qu'elle me dit. Oui... mais je ne l'ai pleinement réalisé que plus tard, quand Jeanne, puis Nicolas sont arrivés, respectivement de Rome et de Tours. Là, j'ai fait: "C'est juste DINGUE! On est tous les quatre à Aix-en-Provence, à la mi-octobre et on se balade en t-shirt (sauf pour Nic qui porte toujours une chemise, peu importe ce qui arrive), et mon dieu qu'on est BIEN!".



Avec les copaings (dixit Élise), on s'est vachement éclaté!! On a visité un drôle d'endroit avec une décoration parfois douteuse mais où la robe d'Élise "fittait" avec les rideaux. On a aussi fait des courses (...) et un souper de steak "semelle de botte" (pas la faute de Nic, malgré son sentiment de culpabilité) arrosé de vin et d'une drôle de liqueur "caramel au beurre salé" (miam!), puis on est sortis dans un chouette bar où l'ambiance était bonne malgré la défaite de l'équipe française de rugby face aux Anglais.

Le lendemain, on planifie une sortie dans le coin de Marseille, histoire de se baigner (hourra!). Un ami d'Élise, un sympathique Allemand nommé Philippe, a proposé de se joindre à nous et de nous faire profiter de sa voiture. On est d'abord passé à la gare pour changer le billet de train de Nicolas (qui devait repartir à 15h00 ce jour-là) pour qu'il prenne un train plus tard, histoire de pouvoir aller à la mer sans contrainte de temps, mais, merde, train complet. Pas moyen de changer le billet. On a donc changé de destination: la Montagne Sainte-Victoire et les sentiers pédestres environnants. On ne s'est pas rendu à la montagne comme telle, mais on a pique-niqué en hauteur, sur un massif à côté. Le paysage était magnifique, la collation excellente, et l'humeur au beau fixe. Le soleil aussi. On a joué les chèvres de montagne un petit moment, puis on est repartis rapido parce qu'il ne fallait pas que Nicolas rate son train. Ce qui est arrivé malgré tout. Hourra! On a pu profiter de sa présence une nuit de plus. Il a juste raté un examen lundi matin...



On a donc profité du reste de la journée pour franchir illégalement et acrobatiquement des barrières de sécurité et grimper au sommet d'un bâtiment en rénovations pour avoir une vue panoramique de la ville, puis en redescendre au son du sifflet d'un agent qui nous a mollement réprimandés pour notre comportement de voyous (mais on est SI charmant, il ne pouvait pas être vraiment fâché, non?), puis on a pris le thé dans un petit salon prévu à cet effet, calés sur un paquet de coussins colorés, en grignotant des pâtisseries, en fumant la shisha et en réinventant le monde façon littéraire. Extraordinaire soirée qui s'est terminée sur un repas convivial et terriblement non-officiel dans la mignonne cuisinette du mignon appartement d'Élise. Le bonheur, vous y croyez? Ça doit s'approcher drôlement de ça...

Lundi, on a reconduit Nicolas à la gare, puis nous nous sommes baladées. En voulant retirer de l'argent, je me suis fait "capturer" ma carte (c'est exactement ce que le guichet m'a dit: "Votre carte a été capturée. Contactez votre banque"), mais ça n'a PAS gâché ma journée. Oh non! Au contraire, elle fut splendide: pique-nique au parc Jourdan, longue discussion dans l'herbe, sous le soleil, puis balade dans la ville, de la librairie pour enfant rue des Cordeliers, à une librairie générale, à une bouquinerie cachée où nous avons trouvé des trésors gardés par une vieille fille grisonnante à lunettes, souriante et sympathique, amoureuse de la lecture et franchement charmante. Tout ça pour aboutir à un café-tapas où, encore une fois, nous avons passé une belle soirée autour d'un verre de vin et où, pour la première fois, j'ai mangé du boudin (pour la rime). (Hum... moins pire que je ne le craignais. Pas trop tant si mal, en fait. Faut juste pas penser à ce que c'est...)



Finalement, ce matin, je me suis réveillée un peu tristounette: je devais repartir de cet endroit enchanté. Alors qu'Élise courait à ses cours, Jeanne me reconduisait à la gare. Bisous, bye bye, on se revoit bientôt, bonne semaine, amusez-vous bien (sans moi, snif!), à plus!!

Je suis revenue à Paris à midi. Et ce soir, dans mon cours de littérature anglaise, Aix-en-Provence me paraissait déjà si loin... difficile à croire que je m'y suis levée ce matin!

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Magique ces moments...
J'ai tellement rit à la capture de ta carte !!!!!!! Je peux pas croire que ca soit vraiment ca qui était marqué lol
Chanceuse va! À Québec on se les gèle !!!!!

Stéph XxxxX

Edith a dit…

Je suis ravie de constater que tu t'amuses et que tu ne pas le temps de penser à "nous". J'ai pensé à toi en lisant ceci :

« Homme libre, toujours tu chériras la mer »
Charles Baudelaire, L’Homme et la mer

À la découverte des 7 mers, des 5 océans, sur l'eau ou près des côtes ;
Embarquez sur un navire, partez à la pêche, rêvez d'îles lointaines ;
Imaginez-vous en explorateur, en pirate ou en capitaine d'un paquebot ;
Préférez-vous l'océanographie, la voile et les chants de marins ?
Aimez-vous les récits de batailles navales, les légendes de sirènes ?


À tous, bienvenue à bord !

Bon, la mise en forme laisse à désirer, t'entends-je ricaner. Je sais, je SAIS! :)

BEC gros comme ÇÇÇÇÇAAAAAA.
Dez (nouvelle chevelure)

Anonyme a dit…

Wow! autant pour le chouette poème de Baudelaire que pour ton week end extraordinaire. SoBe en chèvre de montagne? j'ai du mal à l'imaginer, mais ça devait être drôle! Je pleure presque en lisant tout ça, je m'ennuie, grande soeur:)

SoBe a dit…

Je ne ricane jamais quand c'est Beaudelaire qui l'a dit, même si c'est Dez qui fait la mise en forme. Au contraire, ça lui donne encore plus de charme.

J'adore!

C'est pas vrai, par contre, que je n'ai pas le temps de penser à "vous". TOUT en France me fait penser à quelqu'un! Toujours! À chaque jour, je me dis "tiens, faudrait qu'Édith, Tom, JoBe, papa, alouette soit ici avec moi!"

Je vais affronter la grève.

Bisous belle pirate!

p.s.: photo de chevelure demandée!