mercredi 24 octobre 2007

où je parle de tout, un peu pour rien dire

(Attention, photo non-représentative.
J'sais même pas de quel angle elle a bien pu être prise...)

Le Centre Censier (comprendre: de la Somptueuse Sorbonne, cette petite partie plutôt moche où j'ai mes cours) est, vous l'avez compris, pas superbe. Me fait un peu penser à une école secondaire: des planchers de prélart datant de l'avant-guerre, un p'tit vert louche pour les cadres de porte (Dez, JoBe, si vous vous souvenez de la couleur du grenier che-nous avant qu'on s'amuse à le transformer en appart... ben c'est ça), des salles de cours un peu minables où les étudiants semblent en avoir criffement rien à branler d'être là, des toilettes (mixtes) plus louches que celles d'une station service perdue sur le bord de la 20, une cafétéria qui ferme à 17h00, au grand dam de mon estomac qui a faim entre mon cours de 16h00 et celui de 18h00, et une biblio qui a des heures d'ouverture semblables à celles de JJB, avec au maximum le triple de livres. Ce qui est peu, pour une centrale universitaire. M'ennuie des 5 étages du Bonenfant, à Québec...
Faudra que je prenne des photos moi-même parce que sur le Net, on ne trouve rien. Notez que je les comprends de ne pas en publier, y'a de quoi mourir de honte ou faire fuir tout éventuel nouvel étudiant... (je blague un peu, mais quand même!).
Bon. Faut quand même comprendre qu'en France, l'éducation universitaire est pas mal gratuite... quelque chose comme 250 euros par année... Nous, on paie pas mal plus cher et on a un campus en conséquence! Yeah!

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Moi, je trouve ça inadmissible, des affaires de même. Dans une gare quand même grosse et importante, en FRANCE où tout le monde est supposé bien écrire le FRANÇAIS, ben voilà. Beurk, je dis.

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Ça, je trouve ça frappant, sans mauvais jeu de mots. Par contre, ce qui me fait "rire", c'est que j'ai l'impression qu'à Paris, si un piéton se fait rentrer dedans par une auto, il l'aura bien cherché! Une fois, on a rit quand j'ai dit qu'au Québec, y'avait parfois des policiers chargés de donner des amendes aux piétons qui ne respectent pas la signalisation. Ben franchement, les policiers feraient fortune ici! C'est carrément hallucinant. Je ne voudrais pas être automobiliste à Paris, JAMAIS!

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On se demande (on = surtout JE, ici, mais mon papa aussi qui ne sait pas ce que ça veut dire, et sans doute beaucoup d'autres gens également) pourquoi Paris est affectueusement surnommé "Paname" par ses occupants (ben ouais, vous savez, la chanson de Renaud "Amoureux de Paname"...) Donc, au prix de nombreuses recherches, voici ce que j'ai récolté:

- "Paris est surnommée familièrement « Paname ». Ce terme dérive sans doute de la ville de Panamá, signifiant « énorme » et est attesté en 1903."
(wikipedia)

- "Il semble apparemment que Paris a pour sobriquet "Paname", afin d'évoquer la face cachée de Paris, cet espace sans verdure et plus particulièrement les quartiers défavorisés... ou le macadAME est présent partout. Voilà donc une contraction de PAris et macadAME." (http://www.pourquois.com/2007/02/pourquoi-appelle-t-on-paris-paname.html)

- "Il n'y a pas d'origine claire. Le mot est apparu vers 1903.
Un panama est une erreur en typographie, il peut être à l'origine dans le sens "grosse ville énorme", comme une coquille dans un texte.
Le scandale de Panama, qui a donné aussi naissance à un adjectif et à un nom, peut avoir influencé, dans le sens "énorme".
Il y a d'autres hypothèses, parfois farfelues, comme le raccourci de Panaméricain, ou la contraction de Paris Mon Amour.
Plus probablement, le mot est venu tout seul, dans le langage parlé. Comme Pantruche ou parigot, ces mots suivent la mode argotique des terminaisons rigolotes, d'autant plus lorsque c'est facile de les chanter !"
(http://www.languefrancaise.net/forum/viewtopic.php?id=120)

À vous de choisir l'hypothèse qui vous plaît le plus...

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Entendu dans le bus, dit à voix haute par un type qui avait l'air particulièrement louche: "Vous, toi, nous tous, nous allons tous mourir!" (
Merde......!) Puis, il s'est tourné vers sa voisine de siège, laquelle ne le connaissait ni d'Ève, ni d'Adam, et il lui a susurré des trucs également louches tout le long du trajet. Et la madame, l'air un peu gêné, de l'ignorer royalement. Et tout le monde autour de sourire un peu nerveusement, contents de pas être à la place de ladite madame.

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Ma proprio - vous l'avais-je déjà dit? - est une salonnière. Elle tient salon chez elle assez régulièrement, invite toutes ses copines pour potiner, prend une petite voix minaudante pour demander "Qu'essseu que je peux vous serviiiir?", rit à rien, et se montre soudain très très très aimable
avec moi, comme pour dire "Voyez comme j'ai un grand coeuuur! J'accueille de gentiiiiilles étudiantes étrangèèères!". C'est pas cool.

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Je suis allée dans un fast food français. (Vilaine Bibi. J'entends déjà Édith dire ouache et aller vômir pour moi dans les plus proches toilettes.) Bref. Je demande à l'adolescente ingrate à la caisse si le sandwich qu'on voit affiché partout est servi en trio, genre avec frites et liqueur. Elle me répond que non, seule option c'est les bouchées d'emmental fondant. Je dis non merci, juste le sandwich. Elle me demande si je prends le petit ou grand forfait. Je demande de kossé c'est la différence. "Ben le grand, il vient avec une grande portion de frites et une grande boisson gazeuse. Le petit, ce sont de petits formats." Dans mon langage à moi, un trio frite-liqueur, c'est pas mal ça, ma grande...
J'ai eu mal au coeur toute la soirée, après. Ça m'apprendra.

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Réplique drôle de mon prof d'anglais pendant l'assignation des exposés oraux (et après avoir demandé 10 fois le silence en 5 minutes, sans résultat. Moi, à sa place, j'aurais pété une coche...): "S'il-vous-plaît! Attendez que je parle de Shakespeare pour discuter entre vous, mais qu'au moins on se débarrasse de cette corvée!" Genre... il nous incite à parler pendant qu'il donne son cours, là?

Ou tiens, encore, les citations louches de mon prof de littérature latine...
"Ce qu'il y a de plus beau dans la littérature, c'est la littérature."
"L'ignorance n'est PAS une vertu."
"L'ignorance se soigne."
"Je suis tellement CONTENT (dit avec un immense sourire) quand vous me dites que vous ne savez pas! Ça justifie ma présence ici!"
"Alors la prochaine fois que vous verrez un très vieux crocodile empaillé, n'hésitez pas, ouvrez-le!" (Parlant du fait que la grande majorité des vieux manuscrits étaient perdus, et que, peut-être, ils avaient été utilisés comme rembourrage pour les bestioles empaillées...)

(Méchant crocodile vivant.
Ne pas ouvrir sans son consentement préalable)

9 commentaires:

Anonyme a dit…

*Vraiment très mauvais en français ces...français! Et très étranges, ces serveuses de fast-food! hihi Au moins tu sembles t'amuser!!

Anonyme a dit…

Ma proprio - vous l'avais-je déjà dit? - est une salonnière. Elle tient salon chez elle assez régulièrement, invite toutes ses copines pour potiner, prend une petite voix minaudante pour demander "Qu'essseu que je peux vous serviiiir?", rit à rien, et se montre soudain très très très aimable avec moi, comme pour dire "Voyez comme j'ai un grand coeuuur! J'accueille de gentiiiiilles étudiantes étrangèèères!". C'est dégeulasse.

Anonyme a dit…

Je viens de mettre en évidence une des choses qui m'a fait franchement du bien cette semaine.

Merci SoBe de me remonter le moral. Ca me fait tellement du bien!

(Hier soir je lisais un livre pas catholique : les chevaliers d'émeraude, et je pensais à la fois où tu avais si bien mis le doigt sur le bobo : les vagues d'apaisement).

Remarque que hier, j'en aurais bien pris 2 ou 3, des vagues d'apaisement!

Bonne journée! xxxxxxxxxx

SoBe a dit…

Les vagues d'apaisement, c'est fif.

Surtout pour un chevalier. Même s'il est d'Émeraude.

Mais pour Édith, ok.

Y'é trop tard pour t'en envoyer une massive dose?
(Ça traverse l'océan, les vagues d'apaisement?)

Je t'aime (au moins autant que j'aime pas ma proprio)

p.s.: mon orgueil ne pourrait souffrir qu'on me voit avec un de ces romans mièvres et adolescents dans les mains..... ça finit comment, finalement?!?!

Anonyme a dit…

Je n'en suis qu'au 9e tome! Au rythme où Anne Robillard écrit, il y aura bientôt un coffret des 20 premiers tomes disponibles dans toute bonne librairie (tant qu'à moins, plus t'écrit vite longtemps, moins c'est bon rapidement ... tu comprends?)

Oui ça traverse l'océan les vagues, au cas où tu oublirais les principes élémentaires de de physique hydrique (je crois que je viens de nommer une nouvelle discipline...).

J'retourne à mes primates et à mes Autochtones du nord-ouest canayen. xxx

Anonyme a dit…

J'espère que tu t'es payé le plaisir d'aller informer les gens au guichet de train qu'ils avaient fait une grossière erreur d'ortographe. La revanche de la petite québécoise...hiha.

Sophie, est-ce que tu crois qu'on a empaillé Monsieur Crocodile avec des pages de vieux bouquins ??? Humm... c'est une bonne question.

Lydia la femme anonyme XXX

Ce soir, je remplace Amélie qui vomit présentement partout et qui a attrapé la gastro... C'est pas drôle la vie...

SoBe a dit…

Hum... pour Monsieur Crocodile, j'avoue que la question mérite qu'on se la pose... je te lance sur l'enquête!

Parlant de Monsieur crocodile, a me fait penser à monsieur Buanderie... comment il va? Et ça m'a fait aussi penser à Schnappi le petit crocodile, et par association d'idées, à Titou le lapinou. Faisait longtemps...

Amélie vômit partout?? Non mais c'est quoi ce détail glauque franchement dégeut sur mon blog où d'innocents yeux se posent, tels des papillons butinant?

Pas grave. Je t'aime quand même.

Prompt rétablissement à la malade!

Becs! xxx

Anonyme a dit…

Sophie mon coeur saigne horriblement. Monsieur Buandrie a été remplacé par un jeune blanc bec imberbe et sans expérience de la vie. Ça fait trop lontemps que je l'ai vu, je suis en sevrage.

Bye bye. Lydia XXX


Ha ha (comme dirais le monsieur familiprix), je le savais que tu allais aimer Paris. Paris mon amour, comme on dit.

SoBe a dit…

Mouain, sans Monsieur Buanderie et sans moi, je comprends que la vie doit pas être rose tous les jours... Ne lâche pas Lydia, je reviendrai, Buanderie aussi, et les papillons voleront de nouveau dans ton ciel d'été!