mardi 11 septembre 2007

Décompte... 10

À dix jours du départ, feeling général face à la France: criff de pays mal foutu! On m'avait prévenue: l'administration française, c'est pas comme l'administration québécoise. C'est la maison des fous d'Astérix. Eh bien... je le crois, et je le subis!

Je suis à mes dernières démarches (un peu en retard, oui oui, je sais). Il me faut choisir mes équivalences de cours pour que ce que j'étudierai à Paris fitte dans mon cursus québécois. Premier constat: leur site internet, à Paris III, c'est pas clair. Je cherche des infos que je ne trouve pas, celles qui me tombent sous la souris par hasard datent d'un temps depuis longtemps révolu, et quand je me décide à envoyer un email rempli de questions importantes et pertinentes à la dame qui "s'occupe" des étudiants étrangers, elle met un mois à me répondre, pour me dire en deux lignes que je semble parfaitement francophone (merci, madame, j'en doutais justement!) et que pour le reste, on verrait après mon arrivée. Moi, je veux qu'on m'aide TOUT DE SUITE!!

Deuxième constat, les Universitaires français travaillent beaucoup pour peu, ou peu pour beaucoup, je sais pas comment dire... ici, les cours valent 3 crédits, ce qui équivaut à trois heures de cours par semaine... plus quelques heures à la maison. Là-bas (entendre, à la Sorbonne-Nouvelle), la plupart des cours que j'ai trouvé valent 3 ECTS, donc 1,5 crédits. Ce qui signifie que pour avoir l'équivalent d'un cours québécois, je dois en prendre deux français. Ce qui signifie aussi que si tous mes cours valent 3 ECTS, je dois en prendre 8 par session pour obtenir mes 12 crédits québécois. À la limite, ça pourrait être assez simple. Mais là, je tombe sur des cours à 2, 3, 4, 5, 6 et 7 ECTS, alors je dois tout calculer pour arriver à 12 crédits ou plus, pas moins. Difficile, parce que j'ai pas particulièrement envie d'avoir des crédits supplémentaires inutiles puisque non-comptabilisés au final...

Et moi de m'arracher les cheveux...

C'est dans ce genre de moment que je me permet une petite satisfaction patriotique: on est peut-être juste des résidus de colons (dixit un copain français), mais nous au moins, on sait ne pas se compliquer la vie. Un jour, nos cousins se noieront dans toute leur bureaucratie et leurs complicanteries...

3 commentaires:

Edith a dit…

1 point pour le mot complicantries.

- 1 pour t arracher les cheveux.

donc tu es nulle. (...)

(XXXXXXXXX)

Anonyme a dit…

Ça fait longtemps que je le dis que Astérix et la Maison qui rend fou était le pire des 12 travaux. Je l'ai vécu pendant des années dans toutes les grosses multinationales où j'ai travaillé. J'ai bien failli y laisser ma peau .... mais ils ne l'ont pas eue. Alors, Sophie, mets ton casque d'armée sur la tête et fonce tête baissée dans la paperasserie française et pousse, pousse, questionne, harcèle, ne les lâche pas d'une semelle!! ALLLEGRIA

SoBe a dit…

T'inquiète pas Danielle, les Français vont voir qu'une Québécoise exaspérée, c'est comme un chien avec un os à moelle particulièrement coriace: ça ne lâche pas prise. Je vais les harceler jusqu'à ce qu'ils en fassent des cauchemards, et j'aurai raison de leur folie administrative!