mercredi 22 août 2007

Petit Poulet

Mon amour, je t'aime tant... pour toi, je décrocherais la lune. Pour toi, je déplacerais des montagnes. Pour toi... je dépècerais un poulet?!

Situation initiale: Sophie veut faire un souper en amoureux avec Tom.

Élément déclencheur: plutôt que de commander du chinois (mort aux solutions faciles), Sophie veut faire elle-même la bouffe. Un poulet orange-gingembre. Problème: Sophie n'a JAMAIS touché à un poulet non-cuit de sa vie. (Bah si, une fois, mais je l'ai foutu dret-frette-sec de même dans le four pour qu'y cuise tu-seul). Défi du jour: découvrir, toute seule et sans explication autre que "découper le long des articulations" comment un poulet c'est fait, et comment ça se défait.

Péripétie #1: mettre le poulet sur le dos. De quel côté est le dos?
Péripétie #2: écarter les cuisses du mort. C'est pas une femme lubrique, mon poulet, c'est un puceau timoré! J'ai jamais pu lui écarter les jambes, quand ça a commencé à faire "craaaak!" moi j'ai fait "hiii!" et j'ai laissé tomber l'opération. Mauvaise idée du jour: regarder dans le poulet (heureusement vidé des organes) pour voir si y'avait pas une place facile pour l'ouvrir. Beeeeuuuurk!! Ne plus jamais poser les yeux là-dedans...!
Péripétie #3: ôter la peau. Dégeut, mais pas trop dur avec de bons ciseaux. N'empêche, texture désagréable.
Péripérie #4: "découper le long des articulations". Bon. J'étudie en littérature, pas en bio... on dirait que les articulations, j'sais pas ce que c'est, parce que mon poulet, qui devait se "défaire tout seul", ben je me suis battue avec pendant une heure, CRISS. Une heure joyeuse, les deux mains dans la chose morte et visqueuse, qui ne devrait pas, selon les normes de santé, rester plus d'une demie-heure à température ambiante. Bon.
Péripétie #5: ôter les cuisses. "Faut scier les os", me dit maman. Ai eu beau scier (avec un couteau, pas trouvé de chainsaw) comme une dingue pendant 5 minutes, pas réussi à couper l'os. Ai finalement découpé la viande autour. Carnage!!!

À la fin, je ne savais plus dans quoi je coupais, le tout était comme une masse de chair et de sang informe, décriss, dégeut, et moi j'avais envie de vômir. Mais j'avais une grande assiette pleine de morceaux comestibles (enfin, je crois... maman m'a dit que "tout" se mangeait sur un poulet...).

Naturellement, je trouve ce site web juste une fois que j'ai fini... quoique... en vrai, juré que c'est pas facile comme ça! Lui, c'est arrangé avec le gars des vues... N'empêche, je vous laisse l'adresse, au cas où l'envie vous viendrait de démolir un poulet..
http://www.chefsimon.com/decoupe-poulet-saute.htm
http://www.chefsimon.com/decoupe-poulet-grille.htm

Moi, la prochaine fois, je le fous intact dans une rôtissoire, trois heures au four et merci bonsoir!

8 commentaires:

Edith a dit…

J'ai trop ri! C'est tellement, tellement juste du Sophie tout craché ça! Incroyable!

Et puis, est-ce qu'il était bon au moins ton carnage de poulet, au goût je veux dire ?

Pendant que j'y suis, dsl de t'avoir fait perdre du temps avec le mail! J'voulais pas te voler des minutes à te faire répondre! Je t'écris dès que je peux.
xxx

SoBe a dit…

Dez, aucun mail t'étant destiné ne peut être qualifié de "perte de temps". Jamais! J'adore "perdre mon temps" avec toi..!

Mon poulet (et tout le souper venant avec) était succulent, enfin, c'est ce que Tom m'a dit, et je trouve aussi que c'était pas mal du tout! Magnifique soirée... à refaire!! Le carnage de poulet en valait amplement la peine!

Anonyme a dit…

Le carnage de poulet, quelle surprise!! Maman aurait dû te dire que c'était pas nécessaire de le démolir !! Juste comme tu avais l'intention de le faire, c'était OK. Le laver comme il faut et le foutre dans la rôtissoire avec un peu de margarine dessus, dessous et sel et poivre. Si désiré, oignons et carottes en morceaux tout autour et dessous pour le soutenir un peu dans les airs! Cuire ... LE PLUS IMPORTANT .... PEU IMPORTE CE QU'ON FAIT CUIRE, C'EST ..... LE FAMEUX THERMOMÈTRE .... ÇA DOIT ALLER DANS TES VALISES!!!!!!! Alllegria

Anonyme a dit…

Mmmm sacrée Sophie...

Péripéties vus du web d'amis perdu, bien heureux d'y jetter un oeil de temps à autres, mais pour la cuisine on repassera :P

hani a dit…

Rien qui m'écoeure plus que du poulet pas cuit. Bestiole morte et molle, anti-maléable et trop lisse. Le fait est qu'en te lisant, j'ai bien vu que tu t'adressais sans cesse à ta mère pour obtenir un kessé? à tes interrogations. Ce qui m'amène à la réflexion qu'une mère, c'est sensé tout connaître. Or, quand mes enfants m'appelleront en panique pour je leurs enseigne à faire du carnage de poule morte, je perdrai toute crédibilité devant eux en leur disant juste : "Ouash, je sais pas, demande à ta grand-mère."

SoBe a dit…

Je pense que je ne serai pas non plus une bonne mère culinaire... Les traditions se perdent-elles?

Peut-être que j'aurai juste pas d'enfants... ça m'évitera aussi d'avoir à leur faire de bons repas équilibrés tous les soirs...!

Anonyme a dit…

Trop marrant cet article!!!
La prochaine fois vas-y avec un plat un peu moins compliqué comme..... un déjeuner au lit? :P

Adrien a dit…

Comment qu'ça se fait, que toi tu connaisses mes écrits sur le Net, et moi, pas les tiens?
Bon ben en tout cas, j'espère que le poulet fut excellent, en attente d'en gouter un... !